Le Traité de Paix et la Convention sur le captage de l'eau potable dans la Roya
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Publié le 8 juillet 2026–Mis à jour le 8 juillet 2026
Date(s)
le 8 juin 2026
Diffusion de la note DITER du 5 mai 2026, par le Professeur Philippe Weckel, directeur du programme DITER
Le programme DITER (Diplomatie territoriale) du CERDACFF diffuse une note rédigée par le Professeur Philippe Weckel, consacrée au lien historique entre le traité de Paix de 1947 et la Convention internationale de 1967 sur le captage de l'eau potable dans la Roya. Adressée à l'Ambassadeur Joël Meyer, cette note apporte un éclairage sur le contexte de la coopération frontalière franco-italienne dans les Alpes.
Le Professeur Philippe Weckel en présente les grandes lignes :
La note du 5 mai 2026 est sans-doute un travail d’universitaire, mais certainement pas un travail universitaire. En volume le document correspond au maximum de ce que le lecteur non-spécialiste du sujet peut faire l’effort de lire, s’il l’intéresse spécialement. Dans cet esprit, il est expurgé de tout l’appareil scientifique qui n’est pas absolument indispensable à sa compréhension. Cette note a été adressée à l’Ambassadeur Joël Meyer. Je m’étais engagé au cours d’une discussion précédente à lui apporter des éléments d’éclairage du contexte dans lequel la Convention internationale de 1967 sur le captage de l’eau dans la Roya a été conclue.
Le lecteur est invité à s’immerger dans une période, celle de l’après-guerre, et une zone géographique, l’espace frontalier des Alpes franco-italiennes. La délimitation de la frontière opérée par le traité de paix est ainsi décrite comme un coup de sabre dans un paysage, une déchirure du tissu social. La dimension humaine est donc prégnante sur la frontière.
Par ailleurs, la diplomatie territoriale serait inapte à engager les parties dans la réalisation de projets communs, si elle se réduisait à une confrontation des volontés. La frontière n’est pas un choc des souverainetés, mais l’ordre du voisinage et la délimitation vise à opérer un partage équitable de l’espace. C’est dans ce contexte favorable à la coopération internationale que les projets de développement transfrontalier peuvent prospérer sur les bases de l’intégration européenne confortées par le traité du Quirinal.
Fondamentalement neutre dans son approche de la situation frontalière, la note est aussi utile pour les Italiens que pour les Français. Cet intérêt justifie sa diffusion.