DITER et l'ISSIRFA présents à la réunion du Comité de coopération frontalière franco-italien

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Publié le 8 juillet 2026 Mis à jour le 8 juillet 2026
Date(s)

le 1 juillet 2026

Retour sur la réunion annuelle du 4 juin 2026 en Val d'Aoste, par le Professeur Philippe Weckel, directeur du programme DITER

Le 4 juin 2026, le Comité de coopération frontalière franco-italien a tenu sa réunion annuelle au Fort de Bard, en Val d'Aoste. Les équipes du programme DITER (Diplomatie territoriale) du CERDACFF et de l'ISSIRFA (CNR) ont participé à la réunion de travail matinale, présidée par les deux ambassadeurs pour les frontières.

Le Professeur Philippe Weckel, directeur du programme DITER, livre son témoignage sur cette rencontre :
Le Comité de coopération frontalière franco-italien a tenu le 4 juin 2026 sa réunion annuelle en Val d’Aoste, après Turin et Nice. L’Italie a accueilli le Comité au Fort de Bard qui est très proche de la limite administrative de la Région du Piémont et présente ainsi l’avantage de faciliter les liaisons avec la grande ville de Turin.  Cette majestueuse forteresse qui commande l’accès à la plaine du Pô traduit tout-de-même dans ses murailles une conception défensive de la frontière qui n’est pas celle du Traité du Quirinal de 2021. Pour ma part, j’ai plus apprécié d’arpenter, à proximité de ce verrou militaire et au-dessus de la voie romaine de Donnas, les abris sous roche où d’importants vestiges du paléolithique et du néolithique ont été découverts. La communauté culturelle des Alpins anciens nous est peut-être plus proche que les Drogo et Zambra qui attendaient trop longtemps derrière des murs l’ennemi qui les feraient héros. Ce joli paradoxe d’une réunion du comité du Quirinal dans une forteresse frontalière rappelle évidemment l’importance des représentations de la frontière.

L’article 10 point 7 du traité du Quirinal fixe la composition du Comité de coopération frontalière. Il « rassemble les représentants des autorités locales, des collectivités frontalières et des organismes de coopération frontalière, des parlementaires et des représentants des administrations centrales ». Les équipes de DITER -CERDACFF (UCA) et ISSIRFA (CNR) sont d’autant plus honorés d’avoir été invitées au Fort de Bard qu’une présence des universités n’a pas été envisagée initialement. Bien entendu DITER et l’ISSIRFA ont participé à la réunion de travail de la matinée, celle que président les deux ambassadeurs pour les frontières, et non pas à la réunion politique de l’après-midi que président les ministres des affaires étrangères.  Notre présence n’a donc aucune signification statutaire ou honorifique. Elle marque l’essentiel, à savoir la reconnaissance des équipes jumelles DITER et ISSIRFA, en tant que présence universitaire, comme partenaires universitaires donc, au sein du réseau des acteurs politiques et techniques de la coopération transfrontalière franco-italienne. Nous contribuons à briser l’image académique ou savante qui pèse sur le milieu universitaire, sans renoncer pour autant à nos exigences intellectuelles.

Il y aurait tant à dire au sujet des chantiers ouverts et des perspectives sur cette frontière que l’on se dispensera de les évoquer ici. A Bard nous avons rendu compte spécialement du Cahier des compétences, ainsi que des projets de formation professionnelle sur le transfrontalier à destination des personnels français et italiens des différentes administrations publiques, d’Etat et territoriales.

Philippe Weckel